alexandra en martinique

Bienvenue sur mon blog

12 octobre, 2012

Ballade à la pointe sud – entre l’anse à Prunes et l’anse Trabaud

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 21:41

C’est une des nombreuses ballades que nous offre la Martinique. Pas de difficultés particulières, elle est ouverte à des marcheurs non confirmés. On s’y rend par la plage la plus célèbre de l’île, les Salines. On longe la grande anse jusqu’à la plage de Grande-Terre. A partir d’ici c’est le domaine des randonneurs.        

Départ de la ballade que l’on appelle la trace des caps à l’anse à prunes : magnifique plage de sable blanc qui nous offre une vue magnifique sur l’îlet Cabrits et la table du Diable. La mer est plus houleuse car c’est la frontière entre la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique.

Ballade à la pointe sud - entre l'anse à Prunes et l'anse Trabaud dans La vie en Martinique dsc01738-1024x768

 dsc01831-150x112 dans La vie en Martinique Ilet Cabrits dsc01749-150x112Table du diable

La Savane des pétrifications est le passage obligé pour remonter jusqu’à la pointe d’Enfer. Paysage étrange, rocailleux contrastant avec la luxuriance habituelle de la Martinique. On découvre un espace désertique, référence en géologie pour ses blocs de bois pétrifiés. Un régal pour les yeux.

 dsc01745-150x112   dsc01742-150x112   dsc01753-150x112  

 rando.+trace+des+caps+081

En avançant dans la Savane, on découvre l’anse l’Ecluse puis la fameuse Pointe d’Enfer. La côte est déchirée, les falaises abruptes et baignées de vent nous laissent apercevoir un panorama volcanique. Des falaises ont bénéficie d’une splendide vue de l’anse Trabaud. Encore un peu de courage … et le repos ainsi que la baignade sera mérité.

 dsc01754-150x112 dsc01758-150x112 dsc01766-150x112 dsc01765-150x112

C’est une belle récompense de profiter de l’anse Trabaud peu fréquentée. Elle est resté à l’état sauvage grâce à son accessibilité difficile. Le chemin est réalisable en voiture mais mieux vaut posséder un 4×4 car le chemin ressemble plus à une piste et il faut bien rouler 25 minutes pour goûter au plaisir d’être seul sur cette magnifique plage. On devra également s’acquitter une cotisation forfaitaire de 2,50 euros, le chemin étant du domaine privé.

img_2667-1024x768

 C’est à vous de choisir, voiture ou ballade découverte de la pointe sud ! En tout cas dépaysement assuré..

La route de la Trace et Morne-Rouge

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 8:49

                       La route de la Trace et Morne-Rouge dans La vie en Martinique m

La sinueuse route de la Trace permet d’apprécier des panoramas parmi les plus spectaculaires de la Martinique. C’est une ancienne voie de communication créée par les Jésuites au 18 ème siècle pour relier Fort de France à la commune du Morne Rouge. Aujourd’hui modernisée et transformée en route Nationale, elle serpente au milieu des magnifiques paysages des Pitons du Carbet (1100m d’altitude) pour aboutir sur le plateau du Morne Rouge, aux pieds de la Montagne Pelée (1397m). Tout le long, la végétation est reine.

 img3411.jpg  img3410.jpg

Des gommiers, des palétuviers jaunes, des arbres immenses culminant souvent à plus de 30 mètres de haut s’élancent à l’assaut de reliefs volcaniques abrupts, creusés de profondes ravines. Au sol d’impressionnantes fougères arborescentes et des buissons de bambous aux troncs d’une largeur respectable se partage l’espace avec les lianes et autres nombreuses plantes épiphytes suspendues aux arbres. Une luxuriance et une biodiversité typiques des forêts tropicales humides où chaleur et humidité permettent aux végétaux de croître à une vitesse effarante. Impénétrable à bien des endroits, la forêt qui borde la Route de la Trace se laisse pourtant facilement découvrir grâce aux sentiers de randonnées, et aux nombreux cours d’eau qui la traversent. Des rivières dont on peut souvent suivre le lit, et qui dans leurs sections les plus accidentées font la joie des adeptes du canyoning.  

 img3412.jpg  img3413.jpg La rivière blanche ou de l’Alma

Le Saut du Gendarme est une belle cascade qui vous permettra de vous rafraîchir dans un écrin de verdure sur la route entre Fonds-Saint-Denis et Saint-Pierre.

img3427.jpg  img3426.jpg

Après une belle ballade dans la verdure et la fraîcheur, on arrive sur la ville du Morne-Rouge. Ce village mérite un petit détour. La commune  est située sur un plateau, entourée au Nord par la Montagne Pelée, au sud par les Pitons du Carbet et à l’est par le Morne Jacob. C’est également la commune la plus élevée de Martinique, ce qui lui confère un climat frais.

dsc00401.jpg img3432.jpg

Cette petite ville de 5000 habitants est une arrière base quasi incontournable pour qui veut s’approcher du volcan. Connue notamment pour son eau de source réputée (CHANFLOR) mise en bouteille sur place, le Morne-Rouge est le départ de plusieurs randonnées dont celle de la Montagne Pelée.Tout comme Saint-Pierre, Morne Rouge a subi également les fureurs de la Montagne Pelée.La coulée ardente, qui dévasta Saint-Pierre le 8 mai 1902, n’effleura que légèrement Morne Rouge. Mais, 3 mois plus tard, le 30 août 1902, une nouvelle explosion du volcan détruisit totalement la ville.

img3434.jpg  img3435.jpg  dsc01291.jpg  img3440.jpg

Alors, ouvrez grand vos yeux et profitez de cette végétation époustouflante…

8 novembre, 2010

Fort-de-France, ville capitale…

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 14:34

C’est la devise des « foyalais » (habitants de Fort-de-France).

 img2554.jpg

C’est la ville principale de l’île, surplombé par le massif volcanique des Pitons du Carbet. Commune qui ne cesse de s’étendre au fil des décennies, jusqu’à toucher les villes du Lamentin et de Schoelcher. Au premier abord, on est surpris par ces constructions anarchiques à flanc de morne. C’est aumilieu des années 1970 que la moitié des constructions de Fort-de-France ont été réalisées sans autorisation. Ainsi des quartiers insalubres ont émergés, un des plus impressionnant accroché au Fort Desaix, est Trenelle Citron.

 photoskarine006.jpg photoskarine011.jpg medfortdefrancevisoterra252261.jpg

Détruite à plusieurs reprises par les éléments naturels (tremblement de terre en 1839, cyclone en 1891) et par des incendies, Fort de France offre un patrimoine relativement récent. On y trouvera cependant quelques beaux édifices et monuments religieux.

La Bibliothèque Schoelcherest un édifice à structure métallique datant de la fin XIXe siécle d’inspiration romano-byzantin. Construite sur les plans de l’architecte Henri Picq, elle fut d’abord présentée à l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, avant d’être démontée et transportée par bateau jusqu’à Fort de France.  Avec sa coupole et ses façades colorées, la bibliothèque Schoelcher est sans doute le plus beau monument de la ville.

 688181.jpg  img0203.jpg

La Cathédrale Saint-Louisédifiée en 1671 a été détruite à plusieurs reprises. L’édifice actuel fut presque entièrement reconstruit en 1978 dans sa version fin XIXème. L’intérieur surprend par sa clarté et ses vitraux qui retracent l’histoire de la ville.

dscn0043.jpg  Fort-de-France, ville capitale... dans La vie en Martinique

En contournant le parc de la Savane, le Fort Saint Louisest une construction en pierre qui remplaça au XVIIe siècle un premier fortin édifié en bois. Cette nouvelle construction devait défendre l’île des attaques britanniques. Le fort fut progressivement abandonné jusqu’à être transformé en zoo au cours du XIXe siècle. De cette période persiste quelques iguanes vénézéliens. A présent propriété de l’armée, le Fort est une base militaire en activité dont les portes sont ouvertes aux visiteurs une fois par an.  

img0211.jpg  img2561.jpg

Esplanade réservée aux exercices militaires au XIXe siècle, la place de la Savaneest aujourd’hui un  vaste espace paysager situé près du front de mer. Elle  se prête à de nombreuses cérémonies régulières et évènements historiques. Longtemps en travaux en vue d’une réhabilitation bien méritée, elle se distingue par ses superbes palmiers royaux et aménagement pour les familles en ballade. Vous pourrez notamment y voir une statue de l’Impératrice Joséphine, native de la Martinique (diversement appréciée, à cause de la réputation d’esclavagiste qu’on lui attribue, la tête de la statue disparaît lors d’un attentat en septembre 1991, et n’est toujours pas remplacée), ainsi que celle de Belain d’Esnambuc, premier aventurier français débarqué sur l’île.

5762624l1.jpg statuejosephine1.jpg La Promenade

Dans la rue Victor Schœlcher se trouve l’ancien palais de justice, construit en 1906. Au centre du jardin trône la statue de Victor Schœlcher, marchant sur les chaînes d’un jeune esclave, qu’il guide vers la liberté et l’instruction. Des retentissants procès se sont tenus ici. Le palais est appelé à devenir un lieu de mémoire et d’expositions.

 lesmusees051.jpg

La construction de l’ancienne mairie a débutée en 1884 sur les ruines d’un hospice civil. Elle s’est terminée en 1901 après avoir connu un incendie (1890) et un cyclone (1891). Elle abrite aujourd’hui le théâtre, les services municipaux ayant été transférés dans le nouvel Hôtel de ville en 1980.

6080772mx1.jpg  5762766mx1.jpg 3596586mx1.jpg

Reconstruite en béton armé, entre 1925 et 1928, la Préfecture de la Martinique remplace le bâtiment en bois du palais du gouverneur qui devient préfecture en 1946, après la départementalisation. En 1990, en raison de l’intérêt historique et culturel, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (façades inspirées du Petit Trianon de Versailles, les toitures et les deux bâtiments administratifs qui bordent l’allée d’honneur).

5978591mx1.jpg 5978581mx1.jpg 5978579mx1.jpg 

C’est une commune très étendue puisque certains quartiers comme Balata sont très éloignés du centre-ville. C’est en montant la route de la Trace que se dresse sur le morne Savon dans la végétation luxuriante l’église du Sacré-Coeur de Balata. Oeuvre de souscription publique, elle se veut une réplique au cinquième de la basilique Montmartre de Paris. C’est l’une des premières constructions en béton armé de la Martinique, dont les travaux débutent en 1923 et s’achèvent en 1925 sous la direction du Père spiritain Bernard Arosteguy. Elle domine les quartiers proches et offre un spectacle extraordinaire tous les soirs dès 18h lors de sa mise en lumière.

 dscn2750.jpg img3389.jpg     

Point dominant de la ville basse qui se détache de l’ancien morne Cartouche, le calvaire est un haut lieu religieux sur lequel se trouve la chapelle du Calvairequi a donné son nom au quartier. Construit vers la fin du XIXe siècle, l’édifice religieux est béni le 5 juillet 1874, puis restauré en 1935 pour les cérémonies du Tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France. Charmante halte panoramique, le site offre un point de vue intéressant, apte à séduire les photographes et autres amateurs de paysages.

calvaire.jpg

C’est dans le cadre de sa réhabilitation que le projet de réalisation d’un centre commercial  est né.  Cour Perrinon a pour but de redonner un souffle au cœur de la ville capitale. C’est après de longs mois de travaux qu’il a ouvert ses portes avec une centaine de magasins (surface alimentaire, une librairie généraliste, une galerie de vêtements, un magasin pour les enfants et des points de restauration…). Mais le plus indéniablement, c’est d’y avoir un parking souterrain bien pratique dans le centre ville où se garer n’est pas toujours aisé.

 120pxfortdefrancecentrecommercial1.jpg  3460059191.jpg

Fort de France surprend le visiteur par son effervescence. Dès le lever du soleil, les taxis-co déversent des flots de martiniquais venus de toute l’île. Découvrir Fort de France, c’est aussi se plonger dans l’ambiance de ses marchés. Réunis dans le centre ville, chacun a sa spécialité : Epices, Fruits & Légumes, Poissons. Tout y est, c’est un concentré d’ odeurs inimitables : les épices (curcuma, gingembre, poudre à colombo, gousse de vanille…), fruits et légumes locaux (ananas, avocat pays, christophines, bananes…) mais aussi l’artisanat local (en feuille de bananier, noix de coco, poupées martiniquaises, bijoux fantaisies, tissu comme le madras…).

 Marché du diamant toujours le sourire Le Marché Ça sent bon

Le centre de Fort-de-France, très bien quadrillé, compte de nombreuses rues commerçantes. Son architecture n’est pas particulièrement intéressante, mais vous dénicherez peut-être, au cours de vos déambulations, de belles demeures colorées.

Façades colorées Façade colorées... Façade colorées...

Bonne visite…

14 juillet, 2009

Le village de la poterie aux Trois-Ilets

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 14:18

Situé sur l’emplacement d’une ancienne habitation de maître, se trouve une briqueterie toujours en activité. Le Village de la Poterie consacre depuis le milieu du XVIII ème siècle son activité au travail de la terre.

                                                    dscn0162.jpg   dscn0165.jpg

Sur sa rue principale, faite de terre rouge, on découvre le savoir faire d’artisans-potiers et autres boutiques d’artisanat. Des créateurs se sont joints à eux, apportant chacuns un art différent. Ainsi se côtoient, magasin de bijoux, artisanat dominicain, savonnerie et objets  fait de sable et résine,  et une magnifique boutique d’art mexicain qui propose des objets en bidon recyclé.

img2770.jpg dscn0169.jpg dsc01026.jpg dsc01025.jpg

Au détour de la promenade, on pourra découvrir autour des vieux bâtiments, d’anciennes rue « Case-Nègres ».       

             
Le village de la poterie aux Trois-Ilets dans La vie en Martinique 6.09.06%200976.09.06%20095 dans La vie en Martinique6.09.06%20098

Et si l’on souhaite s’aventurer un peu plus loin, un restaurant asiatique (rien de très local mais …) dont la renommée le précède dans un cadre magnifique. Verdure et fleurs de lotus sont à l’honneur. Si vous avez le temps, passez donc un petit moment pour le déjeuner, vous m’en direz des nouvelles.

img2800.jpg img2799.jpg img2774.jpg

                                                                    img2796.jpg img2790.jpg

La distillerie Depaz

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 14:15

                    dsc00420.jpg  dsc004411.jpg  dsc00426.jpg

Installée dans un cadre somptueux, au pied de la montagne Pelée et face à la mer caraïbe, la distillerie Depaz fut totalement détruite lors de l’éruption du 8 mai 1902, avant d’être magnifiquement reconstruite par Victor Depaz et ses descendants.

                     dsc00431.jpg

C’est une des plus anciennes habitations de la  Martinique avec sa maison de maître, ses hectares de canne à sucre, et tous les bâtiments de production nécessaires à la distillation. Elle est une des rares à avoir conservé intacte son réseau d’alimentation hydraulique, et continue encore aujourd’hui à puiser une partie de son énergie dans la Roxelane. Une rivière qui dévale les pentes du Mont Pelé, et dont l’eau  est  un des ingrédients essentiels  à la production. 

dsc004321.jpg dsc00428.jpg  dsc00429.jpg dsc00435.jpg

Plutôt que de commencer par la distillerie elle même, la visite débute par un petit détour vers une impressionnante roue à aubes. Alimentée par une eau sous pression arrivant jusqu’ici par un petit canal en provenance du barrage que fit édifier Victor Depaz en 1920 sur la Roxelane, elle fournit pendant longtemps l’énergie nécessaire à la distillerie, avant d’être remplacée dans cet usage par des machines à vapeur.

La visite se poursuit par la découverte de l’usine, et de ses outils de production. Pendant la période de fonctionnement (de mars à juin), il est possible de suivre le processus d’élaboration des rhums.

Derrière l’usine, dans les chais de vieillissement, des tonneaux sont empilés les uns sur les autres afin que le rhum y poursuive sa maturation. Durant cette période, une partie de l’alcool s’évapore et enveloppe d’une délicieuse odeur le bâtiment.

                    dsc00439.jpg   dsc00440.jpg   dsc00445.jpg

Un bon moment a passé en famille, sans oublier de passer par la boutique qui nous réserve un choix important des rhums de la maison et surtout une sympathique dégustation …

26 mars, 2009

Tableaux en sable coloré

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 3:19

Voici mes dernières créations, en sable naturel et en sable coloré. J’aime varier entre ces deux sables et je n’ai pas de préférence particulière. Je vous laisse apprécier. Vous pouvez me donner votre avis et si vous voulez, me faire partager vos propres réalisations.

Après un premier essai, j’ai choisi une nouvelle façon de mettre en valeur les sables des plages de la Martinique :

  dsc01020.jpg

sur une carte de la Martinique

Mes autres réalisations sont volontairement plus colorées et orientées vers l’Afrique et la vie aux Antilles :

dsc01019.jpg

dsc01022.jpg

Et ma toute dernière création, ici avec le modèle (à gauche) :

dsc01024.jpg

dsc01023.jpg

21 mars, 2009

Saint Pierre, ville riche en histoire

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 20:06

Situé sur la côte caraïbe, entre Le Carbet et le Prêcheur, Saint-Pierre est à l’image de son histoire, toute en opposition. S’il est bien une commune qui ne peut pas laisser indifférent, c’est sûrement celle-là ; son histoire chargée de gloire et de destruction, sa vie tournée vers la mer et la nature, ses plages de sable gris et sa végétation luxuriante sont parmi les nombreux atouts de Saint-Pierre.

Afficher l'image en taille réelle Saint Pierre, ville riche en histoire dans La vie en Martinique saint-pierre-05 galerie-membre,martinique,baie-de-st-pierre dans La vie en Martinique dsc00418.jpg

On la surnommait autrefois « Petit Paris »,  »Reine des Antilles » ou encore « Perle des Antilles » et au XVIIIè siècle, elle était considérée comme la capitale des Iles-sous-le-vent. La commune de Saint-Pierre fut fondée en 1635 par Pierre Belain Desnambuc à l’endroit même où il débarqua, il l’appela Fort-St-Pierre. C’était une ville prospère où transitaient les navires du monde entier. Durant sa période faste, elle était le chef-lieu de la Martinique jusqu’à la date fatidique du 8 mai 1902. Ce jour-là, la ville fut détruite en trois minutes par l’éruption volcanique du Mont Pelée faisant 30 000 morts.

                       dsc00401.jpg

Il n’y eut qu’un survivant  nommé  Louis Cyparis. Surnommé « Sanson », il purgeait  alors une peine d’un mois de prison pour bagarre et fut enfermé dans un solide cachot ! Ce petit cachot, fait d’épaisses pierres, résista au souffle dévastateur du volcan et sauva ainsi la vie de son occupant. Après le drame, Louis Cyparis y resta enfermé 4 jours durant, sans manger et sans boire, avant que les premiers secours ne le délivrent.

                                             numriser0019jy5  dsc00409.jpg

Rayée de la carte par l’éruption volcanique la plus meurtrière à ce jour, Saint-Pierre n’a jamais recouvré sa gloire passée. Progressivement reconstruite et déblayée de ses cendres, l’ancienne capitale économique des Antilles Françaises est aujourd’hui une modeste commune de moins de 5000 habitants. La vie s’y écoule paisiblement, au milieu de vestiges témoins de la richesse disparue. Aujourd’hui, Saint-Pierre offre aux visiteurs des promenades pleines de charme et d’émotion. Les ruines des quartiers du centre et du fort, les façades encore debout des maisons de commerce, l’escalier du théâtre, l’église, la maison coloniale et la rue Monte-au-Ciel valent notamment le détour.

dsc00393.jpg  dsc00408.jpg  dsc00406.jpg  dsc00395.jpg

dsc00397.jpg  dsc00402.jpg  dsc00405.jpg  dsc00374.jpg

Nous avons pu apprécier ses vestiges et  surtout découvrir son histoire tumultueuse en prenant le petit train de Saint-Pierre et son incroyable guide : le Cyparis express …

                   dsc00416.jpg

                        billetpetittraindesaintpierrre.jpg

Habitation Anse Latouche au Carbet

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 20:04

Le compte à rebours tourne et malheureusement les visites restent à faire. Il y a encore d’innombrables visites et plages à découvrir. En ce samedi 31 janvier, la côte caraïbe était à l’honneur : l’Anse Latouche, la ville de St Pierre et son petit train puis la distillerie Depaz. Bref, une belle journée en perspective.

L’habitation, fondée aux alentours de 1640, est probablement la plus ancienne habitation de la Martinique. La résidence principale et les installations étaient situées dans cette vallée dont les eaux actionnaient le moulin à sucre alors que les terres cultivées se trouvaient sur les hauteurs environnantes. Pendant deux siècles, les activités de l’Habitation furent nombreuses et variées : cacao, tabac, indigo, farine de manioc, sucre et rhum.

dsc00317.jpg dsc00321.jpg dsc00326.jpg dsc00322.jpg

                                   dsc00354.jpg dsc00367.jpg

Le 8 mai 1902, la plantation fut détruite par l’éruption de la Montagne Pelée mais les nombreux vestiges  témoignent de son importance passée. Le barrage ou « digue », imposante construction datant de 1716, est unique en Martinique ainsi que l’acqueduc qui menait l’eau au moulin à sucre et qui fut plus tard transformé en distillerie.

 dsc00330.jpg dsc00335.jpg dsc00338.jpg dsc00343.jpg

 dsc00346.jpg dsc00358.jpg dsc00365.jpg dsc00352.jpg

Jean-Philippe Thoze, son concepteur, a redonné vie à cet endroit en y créant un jardin suspendu où se cotoient orchidées-bambous, cactus, lotus et aussi des palmiers. Le site allie à la perfection histoire et jardin d’agrément.

                                planlatouche.jpg

12 février, 2009

Comment faire un tableau de sable (2)

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 19:25

C’est en visitant la distillerie Trois-Rivières et l’atelier Art et Nature que m’est venu une idée. Je me demandais déjà depuis quelques temps comment faire  découvrir les sables recueillis en Martinique tout en respectant une certaine harmonie. Le créateur de l’atelier a fait des palettes des sables trouvés ainsi que des différentes teintes de terre. Sa spécialité étant de réaliser des tableaux qui marient  le sable naturel avec les couleurs des terres recueillies. 

             img2755.jpg

La base était donc faite, il ne me manquait plus qu’un peu d’imagination. Voici donc les différentes étapes de mon projet :

1°) Préparer mon motif et le décalquer sur le papier polyphane 

             dsc00448.jpg

2°) Préparer les différentes teintes de sable

             dsc00449.jpg

3°) J’ai commencé par les découpes des parties les plus foncées, puis par les plus claires

             dsc00455.jpg

4°) J’ai choisi de faire un cadre personnalisé

             dsc00457.jpg

 

5°) Voici le tableau quasi-terminé (il me manque quelques variétés de sable différent)

              dsc00458.jpg

 

C’est une première ébauche, je pense déjà à améliorer le prochain car je souhaite faire apparaître le nom des lieux de récolte. J’ai également pensé faire une réalisation sur la seule carte de la Martinique.

J’attends avec impatience vos commentaires et idées, qui me seront très utiles. Alors, bon sable coloré ou naturel …

4 février, 2009

Recettes faciles pour invitation sympa …

Classé dans : La vie en Martinique — alexandracha @ 21:55

Voici quelques idées de petits repas entre amis ou pour recevoir. Aucune difficulté et le résultat est souvent bluffant. A vous de juger, n’hésitez pas à me donner votre avis.

Tartelettes au chorizo :

C’est une entrée individuelle à servir avec une simple salade verte, ou bien à proposer en apéritif en mini-tartelettes. Pour environ 7 tartelettes de 10 cm de diamètre :

- une pâte brisée ou feuilletée en fonction du goût,  

- un chorizo doux ou fort si l’on préfère plus relevé,

- de la crême fraîche épaisse,

- du lait,

- de la ciboulette,   

- deux oeufs,

- de l’huile, sel et poivre.      

Positionner les moules à tartelettes sur la pâte préalablement étalée, découper ensuite sur le pourtour et déposer la pâte au fond des moules légèrement huilés.

Casser les oeufs dans un saladier, ajouter 3 cuillères à soupe de crème fraîche, 2 cuillères à soupe de lait. Battre le tout et y ajouter la ciboulette finement ciselée. Saler et poivrer à votre convenance. Couper en rondelles le chorizo et en placer 2 ou 3 tranches (en fonction de la place) au fond du moule. Recouvrir ensuite le chorizo par la préparation. Enfourner le tout à feu moyen pendant une  quinzaine de minutes.                

                                img2806.jpg img2805.jpg

Le gâteau aux petits beurre :

C’est un dessert à préparer plutôt la veille ou très tôt, car il est meilleur frais. Pour un gâteau de 16 portions :

- 3 paquets de petit beurre,

- du café,

- du chocolat à dessert pour le glaçage,

- crème pâtissière au chocolat,

- une petite décoration en fonction des goûts.

Pour la crème pâtissière :

- 3 jaunes d’oeuf,

- 75 g de sucre semoule,

- 20 g de maïzena,

- 30 g de farine,

- 1/2 l de lait,

- 1 pincée de sel,

- 50 g de chocolat en morceaux.

Délayer dans un bol un peu de lait froid avec la maïzena et la farine. Faire bouillir le reste de lait et ajouter le chocolat en remuant. Mélanger le sucre, le sel et les  jaunes d’oeufs jusqu’à ce que le mélange blanchisse. L’incorporer au lait tout en remuant. Remettre sur feu doux puis continuer à remuer pendant 2 minutes jusqu’à ce que la crème nappe la cuillère. Retirer du feu et mettre la préparation dans un saladier préalablement rincé à l’eau froide.

Tremper les petits beurre dans le café (attention de ne pas trop les imbiber), les poser côte à côte. Étaler de la crème pâtissière par dessus et renouveler l’opération plusieurs fois, en terminant par une couche de petits beurre. Faire le glaçage avec le chocolat restant et décorer à votre convenance.

 img2802.jpg img2804.jpg

Foie gras poêlé et pommes caramélisées :

Pour les fêtes de fin d’année, nous avons voulu changer de l’habituel foie mi-cuit. C’était une première mais après quelques recherches, j’ai trouvé des préparations  similaires, appréciées par les gourmets. En guise d’accompagnement, j’ai choisi un mélange sucré-salé avec une petite touche acidulée : pommes caramélisées et mâche au vinaigre balsamique.

Choisir un foie de couleur uniforme sans petites veines apparentes et si possible dénervé. Le couper en tranche épaisse d’au moins 2 cm car il réduit beaucoup à la cuisson. Le saler et le poivrer des deux côtés. Parallèlement, couper les pommes en quartier et les faire revenir dans du beurre jusqu’à ce qu’elles commencent à caraméliser mais attention de ne pas les faire roussir. Dans une poêle sans matière grasse, à feu vif, placer les morceaux de foie. Les faire revenir 1 minute sur chaque face et les réserver. Déglacer la poêle avec du vinaigre balsamique ou de xérès selon les goûts. Dresser votre assiette avec le foie et le résultat du dé-glaçage, accompagné des pommes chaudes et de la mâche assaisonnée au vinaigre balsamique. Bon  appétit !

                                  dsc00228.jpg dsc00227.jpg

Le flan à la banane :

La Martinique est bien connue pour ses plantations de bananes et notre jardin possède quelques beaux spécimens de bananiers. Alors que faire de toutes ces bananes … je cherche donc de nouvelles recettes et voici la dernière.

Pour 4 personnes :

- 2 bananes,

- 40 cl de lait,

- 3 cuillère à soupe de sucre semoule,

- 1 orange,

- 4 oeufs,

- 1 cuillère à soupe de rhum.

Couper les bananes en 2 dans la longueur. Faites-les revenir dans une poêle anti-adhésive 1 minute de chaque côté. Flamber avec le rhum puis verser le jus de l’orange. Laisser cuire 1 minute.

Mélanger les oeufs, le lait, le sucre et le jus de cuisson des bananes. Verser sur les bananes dans un plat à gratin ou dans 4 ramequins. Cuire au bain-marie pendant 20 minutes, thermostat 6.

Je vous souhaite une bonne préparation et surtout une excellente dégustation…

123
 

Mon blog |
Le chat mallow Mali 2 |
le bout du monde ou l'île d... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Souterroscope de Baume O...
| Riad Imourane
| Carnets de New York